En manque de créativité ? Voici quelques conseils pour retourner à l’ouvrage

 
 

 


 

Nous passons tous par déserts créatifs. Ces traversées peuvent être plus ou moins longue, plus ou moins pénible, mais il faut garder en tête qu’elles sont toutes temporaires : un jour, sans crier gare, un oasis se dresse à l’horizon.

Avec de la patience et de la pratique, on peut ainsi diminuer le temps de ces traversées et déboucher vers un vaste océan d’idées.

J’ai personnellement connu de nombreux épisodes de vide créatif, parfois de quelques mois, parfois plus d’un an. C’est un sentiment déprimant et rempli de fatalité qui s’empare de nous, comme une impression d’impuissance face à l’art et à la création. On se sent minable, on se compare, chaque essai nous déçoit et nous restons insatisfaits. L’erreur que l’on peut commettre alors, c’est d’abandonner et de rentrer dans sa coquille. Or, cela ne résout pas le problème : voici quelques conseils que j’applique pour rester inspirée et sortir des déserts créatifs.

 

I – Faire des sorties culturelles

Que l’on aille au musée ou à un événement artistique organisé par notre ville, décoller la tête de notre écran et nous confronter à l’art est un moyen efficace pour regonfler notre ballon créatif. Il est donc utile de se tenir informé des différentes manifestations qui ont lieues par chez nous (le site Sceno est très utile pour ça).

Lors d’une sortie au Musée des Beaux-Arts d’Angers, j’ai été confronté à l’étude de Clytemnestre par Pierre Narcisse Guérin et ce fût une révélation. Je suis restée plusieurs dizaines de minutes devant ses dessins à observer le pli des vêtements, la courbure du nez ou l’expression du regard. En rentrant chez moi, j’ai eu la soudaine envie de prendre un crayon et reproduire l’image qu’avait laissé Clytemnestre dans ma mémoire.

 


Égisthe & Clytemnestre par Pierre Narcisse Guérin


Croquis au musée David D’Angers, par l’auteur du même nom


 

II – Se promener dans la nature

Au cœur d’une forêt, au bord d’une rivière ou simplement dans un des plus beaux parcs de notre ville, renouer avec la nature procure cette sensation de sérénité et de bien-être. C’est en contemplant les fleurs et le ciel, en sentant les différents parfums exhalés dans l’air et en observant notre environnement que notre esprit s’apaise et nos sens s’éveillent. Lors de ces ballades bucoliques, il est toujours bon d’avoir un carnet sur soi. On peut y écrire des poèmes, décrire ce que l’on voit, reproduire un arbre ou un bâtiment devant nous… les possibilités sont multiples, la créativité vient d’elle même. Ce qui fonctionne ici, c’est d’être dans un endroit où nous n’avons aucune autre distraction que la nature et notre conscience.

 


Une fleur givrée dans les collines de Leishan, province du Guizhou en Chine

 

III – Sociabiliser et poser des questions

Nous ne somme pas tous des bêtes sociales. Je peux passer plusieurs semaines sans voir personne, néanmoins, le pouvoir et l’impact que peut avoir une conversation sont indiscutables. En sociabilisant, que ce soit avec des amis de longue date ou des inconnus à un bar, on peut vite aborder des sujets importants, des sujets inspirants qui nous aident et nous poussent à nous questionner et à nous motiver. Je parlais plus haut d’aller à des événements artistiques : c’est aussi là que l’on peut faire les rencontres les plus inspirantes. Il ne faut pas avoir peur d’aller à la rencontre de l’autre et, par exemple, d’aller voir un artiste dont on admire le travail et lui poser des questions sur son parcours, sa technique et ses inspirations.

 

IV – Lire un livre

Dans un endroit calme, que ce soit un dimanche sous le soleil ou un soir sous la couette, prendre quelques heures pour lire développe grandement l’imagination. Je suis d’avis qu’il ne faut pas se limiter à un genre de lecture, mais essayer de lire multiples auteurs et multiples genres pour trouver la lecture qui nous libère et nous inspire. On peut alterner entre livres biographiques, livres historiques, récits ou romans sur certains sujets qui nous tiennent à cœur pour imaginer des décors et des images que l’on peut essayer de reproduire par la suite. Certaines illustrations que l’on trouve dans les livres sont aussi très inspirantes; j’achète souvent des livres juste pour elles, comme ici, The Bat Poet écrit par Randall Jarell et illustré Maurice Sendak.

 


 

V – Faire des recherches

Internet est un outil formidable, une bibliothèque magistrale où l’on trouve tout. Il m’arrive de faire des recherches sur des styles d’arts en particulier pour trouver, par exemple, des motifs ou des symboles qui m’inspirent ensuite pour mes dessins. C’est de cette manière que l’on découvre des artistes qui nous étaient inconnus. Les réseaux sociaux sont aussi une aide sur ce plan là : Pinterest par exemple est devenu une banque d’images impressionnante et Facebook nous permet d’aimer des pages d’artistes qui, ensuite, nous en suggère des similaires. Les blogs aussi peuvent nous instruire et nous permettent de faire de belles découvertes.

 

VI – Avoir un espace dédié

Mon rêve serait d’avoir un salle dédiée uniquement à la création. En attendant d’avoir les moyens ou de tomber sur une bonne affaire, j’utilise mon bureau à cet usage. Dans un coin de ce qui fait office de chambre, salon et salle à manger, j’y dispose tout mon matériel et accroche mes dessins aux murs l’encerclant. Ainsi mon regard ce portent souvent sur eux et ils m’inspirent pour de nouvelles créations ou pour re-travailler certains point en particulier.

Comme on prend l’habitude de s’installer sur cet espace de travail pour créer, cela devient un automatisme de s’asseoir sur son siège et de prendre le crayon. La magie opère rapidement lorsque l’on commence à le poser sur le papier : on peut n’avoir aucune idée de ce que l’on fait, on commence par des lignes “automatiques”, par ce que l’on connaît, pour se laisser porter et commencer une nouvelle œuvre. L’important ici, c’est de commencer quelque chose, même si l’on y passe 5 minutes seulement, même si on ne le finit pas : petit à petit, jour après jour, la créativité et l’imagination reviendront.

 


 

En espérant que la flamme créatrice brûlera de nouveau en vous.

 

Noé.

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